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Haute Qualité Environnementale (HQE)

Haute Qualité Environnementale du Ministère de l’Equipement

L’Etat français par le biais du Plan Construction et Architecture, service du Ministère de l’Equipement s’est investi dans une démarche de réflexion et d’aides (expérimentales) à la mise en oeuvre de bâtiments plus respectueux de l’environnement. En 1993, le PCA crée un nouveau pôle de recherche et d’expérimentation avec le programme « Ecologie et Habitat ».

Conjointement avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), une consultation sur les « Produits, techniques et méthodes pour le bâtiment favorables à l’environnement » est lancée. Il en résultera l’engagement d’un certain nombre de travaux de recherche et d’expérimentation sur les six thèmes suivants : méthodes d’évaluation, chantiers verts, bâtiments à faible impact environnemental, bâtiments verts, équipements à faible impact environnemental, pré-traitement et pré-collecte des ordures ménagères.

Au regard des propositions retenues, la politique de l’Etat manifeste une volonté d’intégration des préoccupations environnementales au niveau de la grande entreprise, principe louable mais qui a conduit à des aberrations comme le concours ECO-LOGIS en 1995-1996. Ce concours qui avait pour objectif la construction d’une maison à « Haute Qualité Environnementale » a permis d’offrir une vitrine supplémentaire aux groupes Lafarge, Elf-Atochem, Gaz de France, Lyonnaise des Eaux, Saint-Gobain pour l’exposition de leurs produits et méthodes difficilement qualifiable d’écologique.

D’autres expériences sous forme de Réalisations Expérimentales (REX), de programmes de constructions destinés aux bailleurs sociaux et privilégiant l’un ou l’autre des aspects développés par les études de 1993 ont été réalisées.

Parallèlement, le PCA crée en juin 1993 un Atelier d’évaluation de la qualité environnementale des bâtiments » (ATEQUE), afin de constituer progressivement un pôle d’expertise au niveau national en matière de méthodes d’évaluation de la qualité environnementale des bâtiments à construire ou existant.

Globalement, la réflexion menée par l’ATEQUE a menée à une prise de conscience de la complexité du travail à accomplir : l’établissement du lien entre les caractéristiques du bâtiment et la satisfaction des exigences environnementales. A l’origine destiné au développement d’une définition simple et descriptive des critères de la qualité environnementale, son rôle s’est orienté vers l’aide à l’évaluation et l’aide à la programmation et à la décision principalement dans le logement social. Cette direction générale a menée à la création en 1997 de l’Association HQE destinée notamment au développement du management de la qualité environnementale.(?)

L’association HQE, a donc pris le relais de l’ATEQUE. Son rapport final « Synthèse d’expérimentations de bâtiments à Haute Qualité Environnementale en vue de recommandations pour la maîtrise d’ouvrage publique »(23) d’avril 1998, insiste sur le rôle et l’importance d’une approche environnementale dans le bâtiment dans une démarche volontaire maître d’ouvrage.

Le rapport de l’association HQE énonce un grand nombre de préoccupations sous forme de cibles et à charge pour le maître d’ouvrage de choisir celles à prioriser :

ECO-CONSTRUCTION : * relations harmonieuses du bâtiment avec son environnement immédiat : hiérarchie des déplacements urbains, choix d’un traitement alternatif des eaux pluviales, choix d’une conception environnementale des espaces verts, importance accordée à une conception « climatique », importance accordée à la qualité des ambiances extérieures, limitation des nuisances du bâtiment projeté pour les riverains. * choix multicritère des procédés et produits de construction : importance accordée à la flexibilité du bâtiment, voire à sa neutralité, préférence accordée aux filières locales de production de produits de construction, prise en compte de tous les éléments du cycle de vie du bâtiment, prise en compte des risques sur la santé et sur l’environnement. * chantiers à faibles nuisances : limitation des nuisances aux riverains du chantier, des risques pour la santé des ouvriers du chantier, des pollutions de proximité lors du chantier, des quantités de déchets de chantier mis en décharge.

ECOGESTION : * gestion de l’énergie : étendre la préoccupation d’énergie à tous les usages, réduire fortement les besoins par une rigoureuse conception climatique intégrée, choisir les énergies et les systèmes, non plus sur le seul critère de la réduction de consommation mais sur une hiérarchie des sources d’énergie selon leur impact sur l’environnement. * gestion de l’eau : réduction de la consommation d’eau potable par la récupération et le recyclage des eaux pluviales, récupération et traitement d’une partie des eaux grises. * gestion des déchets d’activité : valorisation des déchets, collecte sélective. * entretien et maintenance : choix des procédés, santé des agents de maintenance et des usagers

CONFORT ET SANTE : * confort hygrométrique : conception d’un système de régulation à l’origine donnant priorité aux systèmes passifs. * confort acoustique : dépassement des normes actuelles * confort visuel : priorité à l’éclairage naturel * qualité de l’air : limitation des polluants à la source, ventilation suffisante des locaux, recours à des matériaux dont les composants mis en oeuvre utilisent des produits non-polluants * qualité de l’eau : protection contre les pollutions extérieures, maintien d’un équipement performant * autres conditions d’hygiène et de santé : maîtrise des champs électromagnétiques.

Ces cibles sont nombreuses « chacune pouvant se décomposer en plusieurs exigences et autant de recommandations, toutes ne peuvent pas être prises en compte sur le projet. En tout cas, toutes ne peuvent pas être prises en compte avec le même niveau d’exigence. » Face à la complexité générale, l’Etat en mandatant une association s’est libéré d’une trop grande implication politique sur ce sujet et s’en est finalement remis aux maîtres d’ouvrages, d’autant que « en matière de qualité environnementale, on peut même dire qu’il n’y a s’en doute pas aujourd’hui de consensus parmis les acteurs (...) sur la légitimité de prendre en compte les contraintes environnementales et sur l’intérêt que cela présente. »

http://batirsaintest.free.fr/IMG/jp...

(23) ASSOCIATION HQE « Synthèse d’expérimentations de bâtiments à Haute Qualité Environnementale en vue de recommandations pour la maîtrise d’ouvrage publique », rapport final, Gilles OLIVE, avril 1998.

Fabien BAKER, Architecte DPLG. partie Travail personnel de fin d’étude

copyright © 1996-2013 Fabien Baker et Bâtir-Sain

NB : L’AIMCC (lobby des industriels) est d’ailleurs détentrice de l’appellation déposée « HQE »

 

Tapoté le 28 avril 2009
par Batir Sain
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1 commentaire

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"on peut même dire qu’il n’y a s’en doute pas aujourd’hui de consensus parmis les acteurs"


Tapoté le 16 février 2010 11:53


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