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Charte de la Maison GAÏA

L’Ecological Design Association (EDA) et David Pearson : des ensembliers grand public

Fondé en 1991, l’Ecological Design Association est un organisme sans but lucratif dont le but est de développer l’intérêt pour l’environnement à travers les professionnels du design. Ce concept de design regroupe les architectes, urbanistes, paysagistes, ingénieurs, promoteurs, artisans, artistes, étudiants, entreprises et industries ayant un souci d’intégrer l’environnement dans leur profession. Basée en Angleterre, cette association, fondée par David Pearson édite un magazine trois fois par année.(8)

David Pearson, architecte et urbaniste, engagé dans le mouvement Gaïa (qui considère la terre comme une entité vivante), par ailleurs, fondateur de la branche anglaise de l’Institut de Baubiologie allemand, a publié en 1992 chez Flammarion, un livre grand public maintes fois réédité : « La Maison Ecologique »(9) , outil accessible et complet pouvant servir au public soucieux de faire les choix « écologiques » mais aussi au professionnel qui y puisera des données synthétisant les alternatives à la prescription.

Le principe de Pearson est globalisant : « L’Ecologie ne concerne plus seulement des minorités, elle n’est plus réservée à des spécialistes, des militants « verts » ou quelques documentaires sur la nature. » (...) « Actuellement, nous sommes en train de perturber le système écologique planétaire et, du même coup, de tomber malades (...) La maladie de l’environnement a déjà gagné nos maisons et le phénomène moderne du « syndrome du bâtiment malsain » est apparu (...) elles peuvent détériorer notre santé, l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons sans même que nous nous en rendions compte. Notre chez-nous ne s’arrête pas à notre porte : il modifie l’environnement comme il est modifié par lui. Si nous prenons un soin égal pour notre environnement et notre logement, nous aurons déjà gagné une première bataille dans notre course pour la préservation de la planète. » (...) « Passer d’une même envolée de l’architecture... aux conflits mondiaux peut sembler exagéré. Mais les deux domaines sont intimement imbriqués de par ce que nous consommons : ce n’est qu’en modifiant notre mode de vie et nos logements que nous pourrons sauvegarder l’environnement. »

Pour Pearson deux facteurs sont essentiels dans l’orientation des choix à effectuer. D’abord, la santé : « Si le concept d’alimentation naturelle est maintenant accepté par un vaste public, celui d’un « logement sain » est encore nouveau pour la plupart d’entre nous ».

Second aspect, l’ âme de la maison : « Notre logement est plus que l’assemblage de ses différentes pièces : c’est notre centre spirituel, l’endroit où nous devons être. Une maison peut-être saine et cependant n’avoir pas d’âme, cette âme dont nous avons tant besoin.(...) une maison (...) doit être un endroit confortable et bienfaisant où nous nous sentons en harmonie avec nous-même et notre environnement. Ce sentiment d’appartenance, de fusion avec la nature -source de véritable bien-être- est au coeur de la nouvelle écologie. Pour elle, notre planète est une entité vivante s’efforçant constamment comme « Gaïa », la terre originelle, déesses des Grecs, de créer et de perpétuer la vie : loin d’être les maîtres de la nature, nous faisons partie intégrante de Gaïa. La véritable écologie ne consiste pas à baisser les bras mais, au contraire (...) à coopérer avec la nature et à rechercher activement, dans la vie, un équilibre entre santé, conservation des ressources et spiritualité. »

Pour aborder ces différents aspects, David Pearson s’est inspiré de la sagesse et de la connaissances pratiques de nombreuses sociétés. Son idée est de montrer que « les maisons naturelles ne sont pas nouvelles mais que c’est ainsi que les hommes ont toujours construit - jusqu’à l’époque moderne, où cet instinct s’est perdu. »

Le livre est divisé en trois parties. La première nous explique l’influence d’une maison sur l’environnement et notre santé. Une synthèse extrêmement rapide de l’histoire de l’architecture depuis les habitations traditionnelles africaines, en passant par les Grecs et les Romains et ce, jusqu’au XVIIIème siècle où « la révolution industrielle mit un terme à la manière intemporelle de construire ». Toutefois, il tente de nous faire comprendre que les maisons traditionnelles n’étaient pas nécessairement adaptées au climat et que « les autochtones ne font pas toujours le meilleur usage de leurs matériaux », parce que les maisons traditionnelles avaient plutôt comme volonté de concilier le contexte social, culturel et spirituel. C’est plutôt avec Franck Lloyd Wright qu’est née une architecture écologique moderne. Puis il aborde le développement historique des maisons écologiques depuis Wright, définit la « maison saine », la « maison spirituelle », la « maison Gaïa » et la « maison dangeureuse ». »

La deuxième partie du livre examine les différents systèmes (énergies, eau, ventilation, éclairage) et matériaux (pierre, terre, bois, verre, etc). Cette partie explique les modes de construction et d’entretien. On y traite de maisons « sobres » en énergie, de maisons solaires avec une explications de divers conceptions passives et actives, de systèmes intégrés « sobres » en eau, de respiration du bâtiment, mais aussi de qualité lumineuse, d’acoustique et de couleurs dans leur aspect chromothérapie, (la couleur comme moyen thérapeutique).

Pour les matériaux, il différencie les « matéraux sains » et les « matériaux écologiques ». Les premiers sont propres et exempts de polluants et de toxines tout au long du processus de fabrication et d’utilisation. Ils sont silencieux ou peu bruyant, non radioactifs, non conducteurs ni accumulateurs d’électricité statique. Les matériaux écologiques répondent aux critères suivants : renouvelables, abondants, produit localement, peu énergivores à la production, durables, réutilisables ou recyclables. La description des matériaux écologiques intègre celle des matériaux sains mais pas nécessairement l’inverse. L’ensemble des matériaux sont abordés depuis leur histoire jusqu’aux techniques de mise en oeuvre incluant les peintures et matériaux de finition.

La troisième partie du livre se concentre sur les manières d’aménager les espaces du quotidien : séjours, chambres, cuisines, salles de bains, gymnases, espaces verts. Les pièces sont abordées selon l’orientation, leur usage et l’ergonomie que celles-ci implique. Son propos va vraiment jusqu’à une réflexion sur nos comportements (comment s’assoir ?) et sur les modes de relations que l’on génère.

Ce livre, résultat du travail d’une importante équipe, richement illustré, complété par un ensemble de références bibliographiques et d’entreprises, un questionnaire pour évaluer l’état « écologique » d’une maison, ainsi qu’un index très complet, est un ouvrage de référence. Une version renouvelée devrait voir le jour à l’automne 1999.

(8) ECO-DESIGN, publié par Ecological Design Association, 3 numéros par an, adresse : The British School, Slad Road, Stroud, GLOS GL5 1QW, England (9) PEARSON, David, « Vivre au Naturel : La Maison Ecologique », éd ; Flammarion, 1ère édition 1992, 287 pages

Fabien BAKER, Architecte DPLG. partie Travail personnel de fin d’étude

copyright © 1996-2013 Fabien Baker et Bâtir-Sain

 

Tapoté le 9 février 2009
par Batir Sain
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1 commentaire

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Rien à critiquer sur le sujet et la forme de l’article, j’apprécie votre implication.


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Tapoté le 26 décembre 2012 22:34 par simon


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